Début mars, on s’est séparés avec mon copain. Je ne pensais pas écrire sur ce sujet au départ. Je me disais que ça allait remuer le couteau dans la plaie, que c’était “trop frais”. Finalement, un besoin brûlant s’est fait sentir de mettre des mots sur ce long tiraillement, sur cette confusion épuisante, sur la peur et la tristesse des mois qui ont précédé cette rupture, sur la sensation d’arrachement, la tristesse et la fragilité que j’ai ressenties quand Pierre est parti.
Désolée je ne suis pas capable de lire jusqu’à la fin, mais j’ai adoré l’analyse. Cependant il y manque un truc, que j’ai ressenti tout au début de votre réflexion. Ce truc est « nourrir l’amour ».
Peut-être qu’il n’y avait pas d’amour dans votre relation initialement, mais je suis presque certaine que ce qui l’a tuée, c’est cette baignoire tiède dans laquelle vous avez commencé à cuire ensemble.
D’abord, bien sûr, vous avez sauté des étapes. Commencer à vivre ensemble presque immédiatement, c’est un énorme problème. Vous ne connaissez même pas encore la personne, mais vous la testez déjà comme compagnon de vie jusqu’à la mort.
Cette habitude moderne de vivre ensemble avant le mariage, je la trouve profondément destructrice. Ce n’est pas parce que je suis old school – même si je le suis un peu – mais parce que je pense sincèrement qu’elle tue beaucoup de couples qui auraient peut-être pu être heureux.
À mon avis, on devrait commencer à vivre ensemble après une proposition de mariage, donc avant le mariage officiel, mais seulement à partir du moment où une décision a été prise : oui, je veux construire ma vie avec cette personne, former une famille avec elle, avoir des enfants ou ne pas en avoir, mais avancer ensemble dans l’existence.
C’est une décision. Et pour la prendre, il faut traverser un chemin. Or ce chemin, vous ne l’avez presque pas eu.
Quand on se fréquente encore, quand rien n’a été promis, ni par vous ni par votre partenaire, il reste une tension. Une peur légère de perdre l’autre. Une envie de plaire. Un effort (réciproque de préférence) Et cet effort nourrit l’amour.
Être “en tension”, ce n’est pas souffrir. C’est rester vivant dans le regard de l’autre. Tonique.
Même après vingt ans de mariage, votre travail reste de faire retomber l’autre amoureux de vous. Parce que vous changez. Et heureusement. Sinon vous devenez prévisible, puis ennuyeux.
Et finalement, tout ce discours moderne sur les relations revient souvent à la même chose : la peur de l’ennui avec une seule personne.
Mais vous êtes responsable du fait que l’autre continue à tomber amoureux de vous. Et l’autre est responsable du fait que vous continuiez à tomber amoureux de lui.
Dans votre cas, tout s’est transformé trop vite en gestes de confort. Or l’amour n’a pas forcément besoin de confort pour survivre. Surtout à votre âge. (Une autre chose que j’ai voulu vous dire c’est que il y a l’âge pour l’amour, l’âge pour le mariage, enfants, après encore une fois pour l’amour 😁.)
J’ai fini avec l’analyse.
Et puis il y a cette question triste : est-ce que l’amour meurt dans le confort mais vit dans le manque, dans la distance, dans les manipulations, dans la frustration ? Certains écrivains célèbres l’ont pensé. Ils admettaient qu’ils n’étaient amoureux que tant qu’on leur échappait.
Comme disait Pouchkine : « moins nous aimons une femme, plus elle nous aime ».
Alors quoi ? L’amour n’est-il qu’une succession de passions temporaires ? Il n’existe pas, mais il y a une simple chimie ? Un choix rationnel de partenaire ?
Toutes ces questions sont assez mélancoliques.
Mais je crois quand même que les gens qui cherchent l’amour devraient comprendre une chose : l’amour n’est pas une force magique qui vous porte éternellement sans effort. C’est un travail.
Le travail, dans un couple, de retomber amoureux l’un de l’autre régulièrement.
Très bel article, dont certaines réflexions et pensées sont parfois difficiles à accepter.. Je suis le 'Pierre', un autre :-).
Mais je pense aussi qu'il y a une autre voie, celle de se réinventer dans le couple. Et je suis sur que cela apporte (et apportera pour moi...enfin je l'espère) une dimension supplémentaire, une sublimation du couple, un renforcement de ses sentiments et une satisfaction d'avoir gardé confiance, cru et réussi dans cette voie.
Je découvre à l'instant ton commentaire, désolée pour le temps de réponse ! Merci beaucoup pour ton retour, je conçois que la lecture ne soit pas toujours agréable selon le timing et la situation... Et comme toi, je suis persuadée qu'il y a parfois moyen de se réinventer !! 😊 Curieuse de savoir ce que tu en penses après 3-4 mois. Bien à toi:)
Bravo pour l'article et les sujets évoqués. Très justement, avec beaucoup de delicatesse. Cela fait du bien. Cela donne aussi la place à un pardon de soi-même avec soi-même.
Coucou Estelle, merci pour ton retour trop gentil ! Ça me fait super plaisir qu'elle t'ait plu et qu'elle ait pu te faire du bien 🙏🥰 Courage si tu es en plein dedans.
Merci pour l'honnêteté de cet article., qui me parle énormément. Sauf que ma rupture s'est faite moins délicatement.
Il y a les doutes pendant l'histoire, le courage que l'on prend de partir avant de trop s'abîmer et abîmer l'autre, la peur du jugement de celles et ceux qui ne vivent pas noter histoire lorsque la porte est fermée ("vous êtes trop beaux tous les 2") et les doutes après.
Il y a ce soulagement que l'on ressent lorsqu'on officialise la rupture, qui cohabite avec le vertige qui nous prend parce qu'on repart sur un autre chemin... à moins qu'on reprenne celui dont on s'était écarté avant lui, avant nous.
Il y a cette liberté soudain ressentie, appréciée et parfois trop grande.
Bref... merci pour tous ces mots qui vont me permettre de poursuivre ma réflexion.
Coucou Sara, merci beaucoup pour ton retour !! Je suis ravie qu'il t'ait plu et parlé 🥰
Ton témoigne résonne énormément aussi. Hyper vertigineux, ce trop-plein de liberté ! À court terme c'est beaucoup plus confortable de rester dans un truc semi-épanouissant... Courage si tu es en plein dedans ! 🙏💪
Merci Louise pour ce que tu ressens, pour ce que tu as fait naître en moi. Après LM séparation, les doutes s’installent, s’accrochent à chaque souvenir, transforment la culpabilité en un écho persistant. Je me questionne, revis chaque instant, cherche où j’ai failli. Mais au fond, malgré les peurs, une certitude demeure : l’amour vrai ne disparaît pas, il attend, il résiste, prêt à renaître si on lui en laisse la chance.
J'ai beaucoup aimé cet article ! Je pense que le sujet du doute est rarement aussi méticuleusement exploré dans le contexte des relations amoureuses; c'est tellement intime, on est toujours en recherche d'évidences et peu aidés car bombardés de concepts contradictoires entre "love is a choice" et "finding the one"
Hello Louise ! J'ai enfin rattrapé les 13 newsletters car découverte tardive. Merci mille fois pour ces jolies réflexions que tu as semé dans mon esprit et tes précieuses reco qui élargissent toujours un peu plus mon horizon :). Vivement la suite 💜
Je suis autrice et depuis peu, je partage des chroniques sur mes rencontres via les applications. Parce que j’aime l’idée de transcender ces expériences souvent foireuses et que je trouve que les récits sincères, crus et sans concession sur ces questions sont encore trop rares.
Bonjour Louise merci énormément pour ton article je sais que ça fait longtemps et je sais pas si tu vas répondre. Dans tous les cas je te remercie pour le temps que tu as passé à l'écrire ! Je traverse une épreuve similaire, cela fait 3-4 mois que nous nous sommes séparés avec ma copine, pareil j'avais des doutes que je n'arrivais pas à faire taire au fond de moi et un peu la sensation que je ressentais pas une connexion ou une sensation d'être pleinement bien, j'aspirais à comme tu le dis plus de rire, de discussion profonde, et l'impression de pas devoir me forcer pour alimenter une discussion. Finalement c'est elle qui a mis un terme à la relation en voyant que ça n'allait plus trop parce que du coup j'arrivais plus à me forcer pour maintenir la relation.
Maintenant en post rupture c'est horrible tous les sentiments auxquels je dois faire face l'impression d'avoir été ingrat pour ce que j'ai pu avoir, d'avoir voulu mieux alors que ça se trouve c'était déjà la perfection, je suis pris dans un mélange de culpabilité et de regret d'avoir voulu mieux alors que j'avais l'amour, la sécurité et le soutien. A posteriori je me demande comment j'ai pu quitter cette relation et espérer trouver mieux pour moi alors que pendant 1 an ça c'était magnifiquement bien passé, c'était des doutes qui ont duré 5-6 mois voir plus. J'ai peur aujourd'hui d'avoir fait la plus grosse erreur de ma vie à 22 ans, en comparant et en me disant que je pourrais être mieux ailleurs avec une autre forme de connexion alors que cette fille est la plus géniale que j'ai rencontré c'est aussi mon premier amour. Je ne sais pas comment dealer avec ces sentiments de regret et culpabilité.
Merci beaucoup pour le temps que tu prendra à lire ce commentaire !
Wow!! Ton poste m’a bouleversée! Ça fait tellement écho pour moi. J’ai 55 ans (donc 30 ans d’écart avec toi) et je viens de quitter un Pierre après 33 belles années de vie commune et 4 enfants. Et malgré cela je me retrouve dans l’expression de ton ressenti, tes réflexions et la description de ton Pierre. Tu as une sacrée culture littéraire, et j’ai adoré Fleabag qui m’a profondément marqué en passant par toutes les émotions - le ridicule, l’absurde, la banalité, la solitude, le malaise, l’hilarité, la tristesse, la beauté… bref, je te remercie d’avoir mis tout cela par écrit (et tellement bien écrit)
Merci pour ce que tu ressens, pour ce que tu as fait naître en moi. Après la séparation, les doutes s’installent, s’accrochent à chaque souvenir, transforment la culpabilité en un écho persistant. Je me questionne, revis chaque instant, cherche où j’ai failli. Mais au fond, malgré les peurs, une certitude demeure : l’amour vrai ne disparaît pas, il attend, il résiste, prêt à renaître si on lui en laisse la chance.
Coucou Guère Épais, merci beaucoup pour ce retour adorable. Je suis très touchée qu'elle t'ait plus et qu'elle puisse t'aider à y voir plus clair. Courage pour la suite, ces périodes sont éprouvantes ! 🙏💪
Ca me fait très plaisir. Moi aussi je me perds tout le temps et j'ai besoin d'écrire pour clarifier les choses ;) Bises et merci encore pour ce retour si gentil.
Désolée je ne suis pas capable de lire jusqu’à la fin, mais j’ai adoré l’analyse. Cependant il y manque un truc, que j’ai ressenti tout au début de votre réflexion. Ce truc est « nourrir l’amour ».
Peut-être qu’il n’y avait pas d’amour dans votre relation initialement, mais je suis presque certaine que ce qui l’a tuée, c’est cette baignoire tiède dans laquelle vous avez commencé à cuire ensemble.
D’abord, bien sûr, vous avez sauté des étapes. Commencer à vivre ensemble presque immédiatement, c’est un énorme problème. Vous ne connaissez même pas encore la personne, mais vous la testez déjà comme compagnon de vie jusqu’à la mort.
Cette habitude moderne de vivre ensemble avant le mariage, je la trouve profondément destructrice. Ce n’est pas parce que je suis old school – même si je le suis un peu – mais parce que je pense sincèrement qu’elle tue beaucoup de couples qui auraient peut-être pu être heureux.
À mon avis, on devrait commencer à vivre ensemble après une proposition de mariage, donc avant le mariage officiel, mais seulement à partir du moment où une décision a été prise : oui, je veux construire ma vie avec cette personne, former une famille avec elle, avoir des enfants ou ne pas en avoir, mais avancer ensemble dans l’existence.
C’est une décision. Et pour la prendre, il faut traverser un chemin. Or ce chemin, vous ne l’avez presque pas eu.
Quand on se fréquente encore, quand rien n’a été promis, ni par vous ni par votre partenaire, il reste une tension. Une peur légère de perdre l’autre. Une envie de plaire. Un effort (réciproque de préférence) Et cet effort nourrit l’amour.
Être “en tension”, ce n’est pas souffrir. C’est rester vivant dans le regard de l’autre. Tonique.
Même après vingt ans de mariage, votre travail reste de faire retomber l’autre amoureux de vous. Parce que vous changez. Et heureusement. Sinon vous devenez prévisible, puis ennuyeux.
Et finalement, tout ce discours moderne sur les relations revient souvent à la même chose : la peur de l’ennui avec une seule personne.
Mais vous êtes responsable du fait que l’autre continue à tomber amoureux de vous. Et l’autre est responsable du fait que vous continuiez à tomber amoureux de lui.
Dans votre cas, tout s’est transformé trop vite en gestes de confort. Or l’amour n’a pas forcément besoin de confort pour survivre. Surtout à votre âge. (Une autre chose que j’ai voulu vous dire c’est que il y a l’âge pour l’amour, l’âge pour le mariage, enfants, après encore une fois pour l’amour 😁.)
J’ai fini avec l’analyse.
Et puis il y a cette question triste : est-ce que l’amour meurt dans le confort mais vit dans le manque, dans la distance, dans les manipulations, dans la frustration ? Certains écrivains célèbres l’ont pensé. Ils admettaient qu’ils n’étaient amoureux que tant qu’on leur échappait.
Comme disait Pouchkine : « moins nous aimons une femme, plus elle nous aime ».
Alors quoi ? L’amour n’est-il qu’une succession de passions temporaires ? Il n’existe pas, mais il y a une simple chimie ? Un choix rationnel de partenaire ?
Toutes ces questions sont assez mélancoliques.
Mais je crois quand même que les gens qui cherchent l’amour devraient comprendre une chose : l’amour n’est pas une force magique qui vous porte éternellement sans effort. C’est un travail.
Le travail, dans un couple, de retomber amoureux l’un de l’autre régulièrement.
Et pour cela, il faut préserver la romance.
Très bel article, dont certaines réflexions et pensées sont parfois difficiles à accepter.. Je suis le 'Pierre', un autre :-).
Mais je pense aussi qu'il y a une autre voie, celle de se réinventer dans le couple. Et je suis sur que cela apporte (et apportera pour moi...enfin je l'espère) une dimension supplémentaire, une sublimation du couple, un renforcement de ses sentiments et une satisfaction d'avoir gardé confiance, cru et réussi dans cette voie.
Coucou Pierre,
Je découvre à l'instant ton commentaire, désolée pour le temps de réponse ! Merci beaucoup pour ton retour, je conçois que la lecture ne soit pas toujours agréable selon le timing et la situation... Et comme toi, je suis persuadée qu'il y a parfois moyen de se réinventer !! 😊 Curieuse de savoir ce que tu en penses après 3-4 mois. Bien à toi:)
Bravo pour l'article et les sujets évoqués. Très justement, avec beaucoup de delicatesse. Cela fait du bien. Cela donne aussi la place à un pardon de soi-même avec soi-même.
🙏
Coucou Estelle, merci pour ton retour trop gentil ! Ça me fait super plaisir qu'elle t'ait plu et qu'elle ait pu te faire du bien 🙏🥰 Courage si tu es en plein dedans.
Merci pour l'honnêteté de cet article., qui me parle énormément. Sauf que ma rupture s'est faite moins délicatement.
Il y a les doutes pendant l'histoire, le courage que l'on prend de partir avant de trop s'abîmer et abîmer l'autre, la peur du jugement de celles et ceux qui ne vivent pas noter histoire lorsque la porte est fermée ("vous êtes trop beaux tous les 2") et les doutes après.
Il y a ce soulagement que l'on ressent lorsqu'on officialise la rupture, qui cohabite avec le vertige qui nous prend parce qu'on repart sur un autre chemin... à moins qu'on reprenne celui dont on s'était écarté avant lui, avant nous.
Il y a cette liberté soudain ressentie, appréciée et parfois trop grande.
Bref... merci pour tous ces mots qui vont me permettre de poursuivre ma réflexion.
Coucou Sara, merci beaucoup pour ton retour !! Je suis ravie qu'il t'ait plu et parlé 🥰
Ton témoigne résonne énormément aussi. Hyper vertigineux, ce trop-plein de liberté ! À court terme c'est beaucoup plus confortable de rester dans un truc semi-épanouissant... Courage si tu es en plein dedans ! 🙏💪
Merci Louise pour ce que tu ressens, pour ce que tu as fait naître en moi. Après LM séparation, les doutes s’installent, s’accrochent à chaque souvenir, transforment la culpabilité en un écho persistant. Je me questionne, revis chaque instant, cherche où j’ai failli. Mais au fond, malgré les peurs, une certitude demeure : l’amour vrai ne disparaît pas, il attend, il résiste, prêt à renaître si on lui en laisse la chance.
J'ai beaucoup aimé cet article ! Je pense que le sujet du doute est rarement aussi méticuleusement exploré dans le contexte des relations amoureuses; c'est tellement intime, on est toujours en recherche d'évidences et peu aidés car bombardés de concepts contradictoires entre "love is a choice" et "finding the one"
Merci beaucoup pour ton retour Chélio !!
Ça me fait très très plaisir que cet article t'ait plu.
Et tu résumes bien la grande contradiction qui m'a fait me prendre la tête pendant des mois 🤪 J'imagine qu'il y a un peu des deux ?
Très bonne journée ! ☺️
Hello Louise ! J'ai enfin rattrapé les 13 newsletters car découverte tardive. Merci mille fois pour ces jolies réflexions que tu as semé dans mon esprit et tes précieuses reco qui élargissent toujours un peu plus mon horizon :). Vivement la suite 💜
Gabrielle
Salut Gabrielle ! Merci beaucoup pour ton message qui me touche beaucoup !!
Je suis super heureuse que ces newsletters t'aient plu et aient "élargi ton horizon" (quel joli compliment !) Bel été à toi ! A bientôt, Louise
Bonjour ☺️
Je suis autrice et depuis peu, je partage des chroniques sur mes rencontres via les applications. Parce que j’aime l’idée de transcender ces expériences souvent foireuses et que je trouve que les récits sincères, crus et sans concession sur ces questions sont encore trop rares.
Bonjour Louise merci énormément pour ton article je sais que ça fait longtemps et je sais pas si tu vas répondre. Dans tous les cas je te remercie pour le temps que tu as passé à l'écrire ! Je traverse une épreuve similaire, cela fait 3-4 mois que nous nous sommes séparés avec ma copine, pareil j'avais des doutes que je n'arrivais pas à faire taire au fond de moi et un peu la sensation que je ressentais pas une connexion ou une sensation d'être pleinement bien, j'aspirais à comme tu le dis plus de rire, de discussion profonde, et l'impression de pas devoir me forcer pour alimenter une discussion. Finalement c'est elle qui a mis un terme à la relation en voyant que ça n'allait plus trop parce que du coup j'arrivais plus à me forcer pour maintenir la relation.
Maintenant en post rupture c'est horrible tous les sentiments auxquels je dois faire face l'impression d'avoir été ingrat pour ce que j'ai pu avoir, d'avoir voulu mieux alors que ça se trouve c'était déjà la perfection, je suis pris dans un mélange de culpabilité et de regret d'avoir voulu mieux alors que j'avais l'amour, la sécurité et le soutien. A posteriori je me demande comment j'ai pu quitter cette relation et espérer trouver mieux pour moi alors que pendant 1 an ça c'était magnifiquement bien passé, c'était des doutes qui ont duré 5-6 mois voir plus. J'ai peur aujourd'hui d'avoir fait la plus grosse erreur de ma vie à 22 ans, en comparant et en me disant que je pourrais être mieux ailleurs avec une autre forme de connexion alors que cette fille est la plus géniale que j'ai rencontré c'est aussi mon premier amour. Je ne sais pas comment dealer avec ces sentiments de regret et culpabilité.
Merci beaucoup pour le temps que tu prendra à lire ce commentaire !
Bonne journée
Eliott
Wow!! Ton poste m’a bouleversée! Ça fait tellement écho pour moi. J’ai 55 ans (donc 30 ans d’écart avec toi) et je viens de quitter un Pierre après 33 belles années de vie commune et 4 enfants. Et malgré cela je me retrouve dans l’expression de ton ressenti, tes réflexions et la description de ton Pierre. Tu as une sacrée culture littéraire, et j’ai adoré Fleabag qui m’a profondément marqué en passant par toutes les émotions - le ridicule, l’absurde, la banalité, la solitude, le malaise, l’hilarité, la tristesse, la beauté… bref, je te remercie d’avoir mis tout cela par écrit (et tellement bien écrit)
Merci pour ce que tu ressens, pour ce que tu as fait naître en moi. Après la séparation, les doutes s’installent, s’accrochent à chaque souvenir, transforment la culpabilité en un écho persistant. Je me questionne, revis chaque instant, cherche où j’ai failli. Mais au fond, malgré les peurs, une certitude demeure : l’amour vrai ne disparaît pas, il attend, il résiste, prêt à renaître si on lui en laisse la chance.
Coucou Guère Épais, merci beaucoup pour ce retour adorable. Je suis très touchée qu'elle t'ait plus et qu'elle puisse t'aider à y voir plus clair. Courage pour la suite, ces périodes sont éprouvantes ! 🙏💪
Merci beaucoup Feathers Roam !! <3
Ca me fait très plaisir. Moi aussi je me perds tout le temps et j'ai besoin d'écrire pour clarifier les choses ;) Bises et merci encore pour ce retour si gentil.